Drame en Corée du Sud du à l’addiction

Un fait divers inquiétant en Corée du Sud ; une jeune femme en état de dépendance aux jeux en ligne en arrive à tuer son fils de 3 ans.

On connaissait les conséquences dangereuses de l’addiction du jeu, isolement, fatigue, stress, déroute, problèmes conjugaux etc. Mais la, les limites ont été franchies.

La jeune femme avoue son crime ; les pleurs de son fils l’auraient exaspérés et elle se sentait a bout après 4 heures de jeux (elle y consacre 10 heures quotidiennement notamment les jeux de cartes et ceux consistant à s’occuper d’un animal virtuel). Elle a voulu se détendre un peu mais ayant uriné par terre et se mettant à pleurer, a bout, elle a étranglé son petit garçon.

Malheureusement il ne s’agit pas d’un cas isolé dans cette région du monde et on signale de nombreux cas similaires. Un couple a laisse mourir de faim leur bébé de trois mois, trop occupes à s’occuper d’un enfant virtuel sur le Net.

Frileuses mesures engagées de la part des dirigeants du pays

Face à ce fléau, les responsables gouvernementaux se sont décidés à prendre en considération le problème et ils vont légiférer sur l’interdiction des adolescents de moins de 16 ans de jouer en ligne après minuit en bloquant leur accès. Cette mesure est un premier pas, mais tout le monde sait qu’il est aisé de falsifier sa date de naissance ou de s’identifier sur le compte d’un proche qui a plus de 16 ans.

De plus, une campagne de sensibilisation est en cours qui inciterait à installer sur son ordinateur un logiciel qui limiterait le temps passé sur Internet.

La encore, il est permis de douter de l’efficacité d’une telle initiative.

La lutte contre l’addiction : exemple de la France

Bien que moins contaminé par ce fléau mais conscients des conséquences dramatiques que l’addiction peut engendrer, les législateurs français sont beaucoup plus réactifs que les coréens par exemple. Face a la légalisation des jeux d’argent en France il est à craindre une explosion des joueurs pathologiques.

Une des clauses de l’Autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel) impose aux opérateurs qui bénéficieront de la licence de jeu dans les paris sportifs, courses hippiques et poker en ligne de faire de la prévention, interdire l’accès aux joueurs dépendantes et mineurs mais également de limiter les mises afin de ne pas voir les joueurs s’endetter.

En outre, l’Arjel refuse aujourd’hui de légaliser les casinos en ligne du fait que les jeux de machines à sous et de roulette sont des jeux qui entraînent l’addiction. Tous les jeux de casinos sont interdits.

Des mesures qui sont beaucoup plus dissuasives que celles appliquées en Corée du Sud.

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